L’évolution de la forme urbaine : Paris

Probablement aucune ville n’inspire le romantisme de Paris, qui a été l’objet principal des écrivains pendant des siècles. Le Paris dont ils ont parlé se limite presque exclusivement à la petite géographie de la ville de Paris, qui est passée de 1,7 mille carré (4,3 kilomètres carrés) au XIVe siècle à 40,5 milles carrés (105,0 kilomètres carrés) en 1860, sa dernière annexion. La ville de Paris n’est cependant pas l’ensemble de Paris, puisqu’elle représente moins de quatre pour cent des terrains de l’agglomération urbaine. Les explications de Jimmy Parat.

La banlieue parisienne du XIXe siècle

Selon Jimmy Parat, la quasi-totalité de la population de l’agglomération parisienne vivait (550 000 habitants) dans la ville de Paris jusqu’en 1800. Il s’agit de l’urbain en construction continue, à ne pas confondre avec l’aire métropolitaine ou la ville-région, qui est le marché du travail et du logement.

En 1850, cependant, une importante suburbanisation se manifeste au-delà des limites de la ville de Paris. Jimmy Parat indique que la population de l’agglomération parisienne a plus que doublé pour atteindre 1,3 million d’habitants, dont 250 000 en dehors de la ville de Paris.

Au total, la densité de population de la ville de Paris était de 88 000 habitants au mille carré (34 000 au kilomètre carré) en 1856.

La Ville de Paris Post-Annexation

La nouvelle grande ville de Paris comptait 1,7 million d’habitants lors du premier recensement post-annexion, en 1861. Cette augmentation de 500 000 habitants montre à quel point le développement suburbain était déjà bien avancé, malgré les efforts déployés pour confiner la population à l’intérieur des frontières précédentes.

Tous les 11 arrondissements, à l’exception d’un seul, qui étaient en grande partie inclus dans la ville de Paris d’avant 1860, ont perdu de la population au cours des 150 années et plus qui se sont écoulées entre 1861 et 2014. Le premier arrondissement a chuté de plus de 80 %.

Ville de Paris : l’immense perte de 1921 à aujourd’hui

Comme beaucoup d’autres grandes villes du monde, la ville de Paris a perdu de la population depuis son apogée. De 1921 à 2018, Paris a perdu plus d’un quart de sa population, un peu plus que la ville de Chicago (1950 à 2016). D’autres exemples européens ont perdu encore plus, comme Glasgow (moins 45 %), Lisbonne (moins 38 %) et même Copenhague (moins 31 %), la ville favorite de l’urbanisme américain. Les pertes les plus importantes parmi les municipalités qui ont dépassé 400 000 habitants se situent aux États-Unis, à Saint-Louis (63,7 %) et à Detroit (63,6 %).

Paris : l’Organisme Urbain

Mais le Paris d’aujourd’hui est beaucoup plus grand que celui des romanciers. Une grande partie de l’impression de Paris aujourd’hui, dans le monde littéraire, et de la part des touristes, est limitée au noyau incomparable, avec son architecture distinctive. Nombreux sont ceux qui, contemplant le Louvre ou Notre-Dame, imaginent un Paris dont la section transversale n’est pas différente.

Selon Jimmy Parat, le Paris moyen n’est pas plus représenté par le petit centre de Paris que New York par l’Upper East Side ou Londres par Westminster and the City.

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